
Assurance multirisque professionnelle : protéger votre entreprise
Un seul contrat pour vos murs, votre matériel, votre responsabilité et le chiffre d’affaires que vous perdez à l’arrêt.
À retenir
- La multirisque professionnelle regroupe en un contrat les garanties qui, prises séparément, laissent des trous.
- La perte d’exploitation est la garantie la plus décisive et la plus souvent oubliée.
- Le capital mobilier déclaré doit correspondre à la valeur réelle du matériel, sous peine de réduction d’indemnité.
- La responsabilité civile professionnelle est obligatoire pour de nombreuses professions réglementées.
Ce que nous entendons le plus souvent
Vous ne savez pas ce que couvre votre contrat
Il a été signé il y a des années, votre activité a changé depuis, et personne n’a jamais repris les garanties avec vous.
Vous êtes sous-assuré sans le savoir
Le capital déclaré date de l’ouverture. Depuis, vous avez investi, et l’indemnité sera réduite au prorata en cas de sinistre.
Un sinistre vous arrêterait net
Un dégât des eaux ou un incendie ferme votre local plusieurs semaines, et rien n’est prévu pour compenser le chiffre d’affaires perdu.
Vous multipliez les contrats
Un contrat pour le local, un pour la RC, un pour le matériel, chacun avec son échéance et son interlocuteur, et des zones grises entre les trois.
Multirisque professionnelle, précisément
Sur cette page, « multirisque professionnelle » désigne le contrat qui réunit la protection de vos locaux et de votre matériel, la responsabilité civile de votre entreprise et la compensation de la perte d’exploitation consécutive à un sinistre garanti.
À ne pas confondre avec
- la multirisque habitation
- Elle couvre un logement, pas un local professionnel ni le matériel qui sert à votre activité. Exercer chez soi ne suffit pas à être couvert par son contrat habitation.
- la RC pro seule
- Elle ne couvre que les fautes commises dans vos prestations. Ni vos murs, ni votre matériel, ni votre chiffre d’affaires perdu.
Que couvre une assurance multirisque professionnelle ?
L’assurance multirisque professionnelle réunit dans un même contrat la protection des locaux et du matériel, la responsabilité civile de l’entreprise et la compensation de la perte d’exploitation.
Le socle porte sur les dommages aux biens : incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, catastrophes naturelles. Il couvre le local que vous soyez propriétaire ou locataire, ainsi que le contenu, matériel professionnel et marchandises.
S’y ajoute la responsabilité civile de l’entreprise, qui intervient quand votre activité, vos locaux, vos salariés ou vos produits causent un dommage à un tiers. C’est la garantie qui joue quand un client se blesse chez vous ou quand une prestation cause un préjudice.
La perte d’exploitation vient enfin compenser la baisse de chiffre d’affaires pendant la période de fermeture ou de ralentissement consécutive à un sinistre garanti. C’est elle qui détermine si une entreprise se relève ou non d’un incendie.
- Dommages aux biens
- Locaux, matériel, marchandises, aménagements réalisés par vos soins.
- Responsabilité civile exploitation
- Dommages causés aux tiers par votre activité, vos locaux ou vos salariés.
- Perte d’exploitation
- Compensation du chiffre d’affaires perdu pendant l’arrêt d’activité.
- Protection juridique
- Prise en charge des litiges liés à l’exercice de votre profession.
Multirisque professionnelle et RC pro : quelle différence ?
La responsabilité civile professionnelle couvre les fautes commises dans vos prestations, la multirisque professionnelle couvre en plus vos biens et votre activité.
La RC pro répond des conséquences d’une erreur, d’un oubli ou d’un mauvais conseil dans l’exécution de votre mission. Elle est obligatoire pour de nombreuses professions réglementées, notamment dans la santé, le droit, le chiffre, l’immobilier et le bâtiment.
La multirisque professionnelle est plus large : elle intègre généralement la responsabilité civile exploitation, à laquelle elle ajoute la protection de vos biens et la perte d’exploitation. Selon les contrats, la RC pro y est incluse ou doit être souscrite en complément.
C’est un point à vérifier ligne à ligne. Beaucoup d’entreprises pensent être couvertes pour leurs prestations alors que leur contrat ne porte que sur l’exploitation.
Le test le plus simple pour savoir laquelle joue : demandez-vous si le dommage vient de ce que vous avez fait, ou de l’endroit où vous l’avez fait. Une erreur dans une prestation relève de la responsabilité professionnelle. Une chute dans votre couloir relève de l’exploitation.
Comment bien dimensionner vos garanties
Un contrat bien dimensionné part de trois chiffres : la valeur réelle de votre matériel, votre chiffre d’affaires annuel et le temps qu’il vous faudrait pour redémarrer après un sinistre majeur.
La valeur du matériel détermine le capital mobilier. Si le capital déclaré est inférieur à la valeur réelle, l’assureur applique une réduction proportionnelle de l’indemnité, et vous supportez la différence. C’est l’erreur la plus fréquente et la plus coûteuse.
Le chiffre d’affaires sert de base à la perte d’exploitation. La période d’indemnisation retenue, souvent douze ou vingt quatre mois, doit correspondre au délai réaliste de remise en route de votre activité, reconstruction et reconstitution de clientèle comprises.
Nous reprenons ces trois points avec vous à la souscription, puis à chaque échéance. Une entreprise qui grandit sans ajuster son contrat se retrouve sous assurée sans l’avoir décidé.
Un contrat révisé chaque année, pas signé puis oublié
Un contrat professionnel se révise à chaque échéance parce que l’activité qu’il couvre change plus vite que lui.
Un déménagement, un recrutement, un nouvel équipement, une activité complémentaire : chacun de ces événements modifie le risque et devrait modifier le contrat. Dans les faits, la plupart des contrats professionnels ne sont jamais rouverts après la signature.
Nous reprenons le vôtre chaque année, nous vérifions que les garanties suivent votre activité réelle et nous remettons les compagnies en concurrence quand le marché le justifie.
Trois événements devraient systématiquement déclencher une révision, et pratiquement jamais ne le font : l’achat d’un équipement représentant plus de dix pour cent de votre matériel, l’embauche d’un premier salarié, et l’ajout d’une prestation à votre activité déclarée. Chacun modifie le risque assuré, et donc ce que votre contrat devrait couvrir. Signalez-les-nous, l’avenant est le plus souvent gratuit.

Cette page décrit le cadre. Votre contrat, lui, a ses propres lignes.
Envoyez-nous le vôtre, ou décrivez-nous votre activité en deux phrases. Nous vous dirons ce qu’il couvre réellement, ce qu’il laisse de côté, et si changer a un intérêt.
Les erreurs, les limites et les alternatives
Laisser le capital mobilier à sa valeur d’ouverture
Si le capital déclaré est inférieur à la valeur réelle de votre matériel, l’assureur applique une règle proportionnelle : vous êtes indemnisé dans le rapport entre les deux. Déclarer la moitié de la valeur revient à percevoir la moitié du préjudice. C’est l’erreur la plus fréquente et la plus coûteuse.
Sous-dimensionner la période de perte d’exploitation
La période d’indemnisation retenue doit correspondre au délai réaliste de remise en route de l’activité, reconstruction et reconstitution de clientèle comprises. Douze mois suffisent rarement pour un local détruit par un incendie.
Le défaut d’entretien reste à votre charge
Un dommage résultant d’un défaut d’entretien caractérisé, d’une usure normale ou d’un vice connu et non traité n’est pas garanti. Les contrats exigent également des mesures de protection minimales contre le vol, dont l’absence peut réduire l’indemnité.
Plusieurs sites : un contrat ou plusieurs ?
Plusieurs établissements peuvent figurer sur un même contrat, avec un capital propre à chacun. C’est généralement plus lisible et plus simple à faire évoluer qu’une série de contrats séparés, mais cela suppose que les activités exercées sur chaque site soient toutes déclarées.
Ce que disent nos clients
Très bonne réactivité de Mr Fayet concernant une demande d information pour un contrat d assurance voyage. Dès le lendemain j ai été rappelée.
Je suis satisfait(e) des services proposés par cette assurance. Les démarches ont été simples, le personnel est à l’écoute et réactif. Les explications fournies sont claires et le traitement de mon dossier a été rapide. Je recommande cette assurance pour son professionnalisme et la qualité de son accompagnement.
Avis publiés sur les fiches Google de nos agences, reproduits sans modification. Chaque avis renvoie à sa fiche d’origine.
Nos sources
- Service-public — Assurances de la société — Les garanties imposées selon l’activité exercée.
- Code des assurances — Légifrance — Notamment la règle proportionnelle de capitaux en cas de sous-déclaration.
- France Assureurs — La fédération professionnelle du secteur, pour les données de marché.
Ce qu’on nous demande avant de signer
Les questions qui reviennent le plus souvent au téléphone. Si la vôtre n’y est pas, posez-la-nous.
L’assurance multirisque professionnelle est-elle obligatoire ?
Elle ne l’est pas en tant que telle, mais plusieurs de ses composantes le sont. La responsabilité civile professionnelle est imposée à de nombreuses professions réglementées, et un bail commercial exige presque toujours une assurance des locaux.
Quel est le prix d’une multirisque professionnelle ?
Il dépend de la surface des locaux, de la valeur du matériel, de l’activité exercée et du niveau de perte d’exploitation retenu. Deux entreprises du même secteur peuvent avoir des primes très différentes selon leur exposition réelle. Nous chiffrons votre situation sous 24 heures ouvrées.
Que se passe-t-il si mon capital déclaré est trop bas ?
L’assureur applique la règle proportionnelle : l’indemnité est réduite dans le rapport entre le capital déclaré et la valeur réelle. Si vous avez déclaré la moitié de la valeur de votre matériel, vous percevez la moitié de votre préjudice.
La perte d’exploitation est-elle vraiment utile ?
C’est souvent la garantie qui fait la différence. Reconstruire un local prend des mois, pendant lesquels les charges continuent et le chiffre d’affaires s’arrête. Sans cette garantie, l’indemnisation des murs ne suffit pas à maintenir l’entreprise.
Puis-je assurer un local dont je suis locataire ?
Oui, et c’est même une obligation dans la quasi totalité des baux commerciaux. Le contrat couvre alors votre responsabilité de locataire, le contenu et les aménagements que vous avez réalisés.
Faut-il un contrat par établissement ?
Pas nécessairement. Plusieurs sites peuvent figurer sur un même contrat, avec un capital propre à chacun. C’est en général plus simple à gérer et plus lisible qu’une série de contrats séparés.
Autres assurances
RC pro
La garantie qui répond quand votre travail cause un préjudice à un client, et l’attestation que vos donneurs d’ordre exigent.
RC pro auto-entrepreneur
Savoir si vous y êtes obligé, ce que ça change concrètement, et combien ça coûte pour votre activité précise.
Assurance cyber
L’assistance technique dans l’heure, la remise en route, et les conséquences financières prises en charge.
Ce qui vous retient, probablement
Ces cinq craintes sont celles que nos clients expriment le plus souvent. Autant y répondre avant que vous ayez à poser la question.
- « On me répond pour souscrire, plus pour résilier. »
- La résiliation de votre ancien contrat fait partie du dossier que nous montons. Nous rédigeons le courrier, nous l’envoyons, et nous vérifions que les prélèvements se sont bien arrêtés à l’échéance suivante.
- « Ma cotisation augmente sans qu’on m’explique pourquoi. »
- Nous reprenons votre contrat à chaque échéance, avant l’avis de prélèvement. Si la prime bouge, vous savez pourquoi et ce qu’on peut faire, plutôt que de le découvrir sur votre relevé bancaire.
- « Au sinistre, l’agence n’a la main sur rien. »
- C’est le reproche le plus fréquent fait au secteur. Ici, le dossier reste entre les mains de la personne qui l’a monté : nous suivons l’indemnisation, nous relançons l’expert, et nous intervenons quand ça traîne.
- « Je n’arrive jamais à les joindre. »
- Un interlocuteur identifié, deux agences où pousser la porte, et un bouton de rappel sur ce site. Pas de serveur vocal entre vous et la personne qui connaît votre dossier.
- « Combien ça me coûte de vous solliciter ? »
- Rien. Notre rémunération est intégrée à la prime versée à la compagnie, comme pour tout intermédiaire en assurance. Ni frais de dossier, ni honoraires, y compris si vous ne donnez pas suite.
Parlons de votre situation, pas d’un tarif moyen.
Décrivez-nous votre activité et votre contrat actuel. Nous revenons vers vous sous 24 heures ouvrées avec une proposition chiffrée, ou avec les raisons pour lesquelles nous ne sommes pas les mieux placés.
Ou sans passer par le formulaire